Alors que le dépistage précoce du carcinome hépatocellulaire reste un enjeu majeur chez les patients à risque, cette étude interroge l’intérêt réel de l’ajout de biomarqueurs à la surveillance échographique standard.
La surveillance du carcinome hépatocellulaire (CHC) repose sur l’échographie semestrielle, mais sa sensibilité reste imparfaite, notamment chez les patients obèses. Dans cet essai randomisé mené chez 1208 patients à haut risque (cirrhose ou VHB), Hirode et al. ont comparé l’échographie seule versus échographie associée à trois biomarqueurs (AFP, AFP-L3, DCP). Les résultats montrent que l’ajout des biomarqueurs n’améliore pas la détection des CHC à un stade précoce (HR 0,81 ; p=0,45), malgré quelques cas détectés uniquement par les tests sanguins. L’étude, sous-puissante en raison d’une incidence du CHC plus faible que prévu, souligne néanmoins un message fort : la priorité reste la qualité de l’imagerie
Référence : Hirode G et al. Gastroenterology 2025. doi:10.1053/j.gastro.2025.09.010